Avantages de la technique (suite)
Résistance au feu
Selon des données tirées de fabricants européens, les toits verts peuvent retarder la propagation d’un incendie d’un toit vers l’immeuble, et vice versa, surtout si le substrat est saturé d’eau. Néanmoins, les plantes peuvent présenter un risque d’incendie si elles sont sèches. De la même manière qu’il faut prévenir les feux de brousse au niveau du sol, il faut prévenir les feux de toits verts en y intégrant au périmètre et à intervalles réguliers, ainsi qu’autour de toute ouverture, des coupe-feu. Ces coupe-feu doivent être composés de matériaux non combustibles, tels que du gravier ou des dalles de béton. Sinon, il est possible d’utiliser des plantes ignifugeantes telles que des orpins ou un système d’irrigation avec sprinklers reliés à une alarme incendie.
Régulation des eaux de pluies
En retenant une partie des eaux de pluie, les toitures végétalisées régulent efficacement les écoulements des précipitations et contribuent à limiter les risques d'inondation en évitant la saturation des réseaux. Elle peut même lors d'orages après une période de sécheresse, réduire l'engorgement des réseaux d'assainissement. Les toitures végétalisées, suivant leurs caractéristiques, se comportent comme des éponges, retenant un certain temps l'eau et la restituant à l'atmosphère par évaporation, une partie de cette eau étant absorbée par les plantes. L’ampleur de l’absorption dépend du genre de système, de ses caractéristiques, du degré de saturation du substrat au moment de la pluie et des conditions climatiques locales, en particulier le temps qui s'écoule entre deux fortes pluies. Selon le CSTB, l'ampleur de l'effet retardateur de l'évacuation de l'eau peut atteindre 2/3 des effets d'un orage d'une durée d'une heure.
Lutte contre la pollution atmosphérique
Les toitures végétalisées remplissent la fonction d'absorbeurs de différents polluants urbains contribuant ainsi à diminuer la pollution atmosphérique. Les plantes peuvent filtrer des particules de l'air et absorber des éléments chimiques gazeux et les transformer. Des études ont révélé que les rues urbaines pourvues d’arbres comptent de 10 à 15 % de moins de particules de poussière que celles qui en sont dépourvues. Par exemple, dans un quartier de Francfort en Allemagne, on a dénombré entre 10.000 et 20.000 particules de poussière par litre d’air dans une rue sans arbres, alors qu’on en a dénombré le tiers dans une rue pourvue d’arbres. Le phénomène peut être similaire pour les toitures végétalisées.
Création d’habitat pour la biodiversité
Les toits verts extensifs où l’homme intervient peu, peuvent devenir un lieu de prédilection pour certaines plantes sensibles au piétinement et pour les espèces d’oiseau qui ne nichent que sur le sol.
Amélioration du cadre de vie
Les toits verts accessibles peuvent offrir une aire additionnelle aux occupants, contribuer à bonifier la valeur de copropriétés et améliorer globalement la qualité de vie des résidents. Des toitures végétalisées ont également été intégrées à certains immeubles industriels pour les climatiser, offrir une aire de détente aux employés ou simplement améliorer le paysage qu’on aperçoit du haut des bâtiments voisins. Certains sont même allé plus loin comme le fabricant de produits d’entretien biodégradable Ecover Inc. qui possède une usine avec un toit vert garni d’herbes indigènes et de fleurs sauvages. L’effluent de l’usine est traité sur place par un étang d’épuration au niveau du sol puis filtré par le toit vert. Il agit donc aussi en tant que système d’irrigation et de fertilisation des plantes.
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