Conception d’un toit végétalisé
La conception et la mise en place d’un toit vert sont assez simples, pourvu qu’on tienne compte de sa fonction et de son emplacement. Par exemple, l’aspect d’un toit vert conçu pour retenir les eaux pluviales différera considérablement de celui d’un toit vert conçu principalement pour enjoliver.
Sur le plan technique, deux éléments majeurs sont à prendre en compte : la charge additionnelle pour la détermination de la viabilité et du coût de l’installation et la membrane d’imperméabilisation qui est l’un des composants les plus importants du toit. Une étude technique doit donc être menée par une entreprise spécialisée dans la végétalisation des toitures afin de s’assurer de la faisabilité du projet. Il est donc conseillé de s’adresser à un maître d’œuvre qui sera à même de dimensionner et de choisir la structure portante.
C’est également le maître d’œuvre qui déterminera le complexe de végétalisation, parfois en partenariat avec un spécialiste. La hauteur du toit par rapport au niveau du sol, son exposition aux vents, son orientation par rapport au soleil et l’ombrage que lui fournissent les immeubles environnants sont autant de facteurs déterminant quelles plantes conviennent et à quel endroit les installer. Il faut de plus tenir compte du climat général de l’endroit et du micro-climat du toit même. La capacité de survie des plantes sur un toit vert est directement proportionnelle à l’intensité de leur entretien et au budget alloué au projet, en particulier les deux premières années suivant leur établissement.
La mise en œuvre du complexe de végétalisation sera de la responsabilité de l’entreprise d’étanchéité qui aura posé la membrane d’étanchéité. Une zone stérile (ou bande de pourtour) de 40 cm minimum doit être respectée permettant le contrôle des relevés d'étanchéité et l'évacuation des eaux pluviales.
Sur le plan réglementaire, un permis de construire peut être nécessaire pour l'aménagement d'une toiture verte. La demande se fait auprès de la commune. Lors de la mise en oeuvre, il faut se reporter à la norme DTU 43.1 et aux règles professionnelles pour la conception et la réalisation des terrasses et toitures végétalisées établies par la CSNE (Chambre Syndicale Nationale de l'Étanchéité) et l'UNEP (Union Nationale des Entrepreneurs du Paysage).
Sur le plan financier, selon les données sur le coût du cycle de vie du matériel, qui comprend le coût de l’entretien et du remplacement reportés dû à une durée de vie plus longue, le coût d’un toit vert est égal ou inférieur à celui d’un toit traditionnel. Selon le CSTB, un complexe total intégrant l’étanchéité et la végétalisation revient en moyenne à 45€ le m2 pour une toiture végétalisée extensive. Il faut compter en moyenne 100€ du m2 pour une toiture-terrasse intensive. Mais pour cette technique et dans le cas d’une rénovation, le prix peut très vite grimper si le toit doit être renforcé pour soutenir la nouvelle installation. En outre, plus la surface à couvrir sera petite et pentue plus le prix au m2 sera élevé.
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