Selon le rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) présenté le 5 décembre par le sénateur Roland Courteau, les côtes françaises en métropole et en Outre-mer seraient mal préparées aux risques de tsunami. Après le tsunami de Sumatra du 26 décembre 2004, la France s'était engagée, en 2005, à créer un Centre d'alerte national concernant la zone méditerranéenne, les Caraïbes ainsi que les océans Indien et Pacifique.
Pourtant, la dynamique (..) s'est essoufflée et la France peine à respecter ses engagements internationaux, souligne le rapport.
La mise en place d'un dispositif d'alerte aux tsunamis dans les Caraïbes et dans la zone Méditerranée/Atlantique nord-est
a pris beaucoup de retard en raison de l'attentisme des Etats impliqués, indique le rapport parlementaire.
Dans l'océan Indien, le dispositif final s'avère décevant par rapport au projet initial de centre national d'alerte aux tsunamis, ajoute-t-il.
Le rapport insiste
sur la nécessité de concevoir un système d'alerte cohérent et de lui attribuer un budget pluriannuel pérenne couvrant les coûts d'investissement et de fonctionnement. Il propose de confier au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) la mission de centre national et régional d'alerte aux tsunamis dans les trois bassins, précise-t-il.
R. BOUGHRIET
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