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Devant la Commission du développement durable, réunie le 9 mai à New York pour sa quinzième session, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a demandé aux pays développés de fournir aux plus pauvres l'assistance nécessaire pour renforcer leurs capacités d'adaptation et rendre plus propres les technologies énergétiques dont ils font usage. Ce sont les pays en développement, et en particulier les petits pays insulaires en développement, qui souffriront le plus et les premiers, des conséquences de l'émission des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, a rappelé le Secrétaire général.
Environ 1,6 milliard de personnes sont aujourd'hui privées d'accès à l'électricité et 2,4 milliards ne disposent pas de services énergétiques modernes qui leur permettraient de satisfaire leurs besoins domestiques quotidiens, a souligné Ban Ki-moon. Selon lui, les partenariats créés par la Commission du développement durable, notamment avec la société civile et les milieux d'affaires, ont permis de prendre des mesures pour essayer de trouver des remèdes à cette situation en mettant l'accent sur le développement des énergies renouvelables.
Un marché des émissions de carbone serait susceptible d'améliorer à long terme la situation à laquelle le monde fait face, à condition que les pays riches fournissent aux plus pauvres l'assistance nécessaire, a-t-il déclaré. Ban Ki-moon appelle à trouver une solution qui soit conforme aux conclusions scientifiques les plus récentes du Groupe d'experts intergouvernemental sur les changements climatiques et qui tienne compte des besoins des entreprises sur le long terme. Le Secrétaire général a notamment averti que la communauté internationale devait accélérer l'action qu'elle mène sur tous les fronts, si elle veut éviter à la planète et à ses populations certains effets catastrophiques.
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