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Constatant que l'éclairage nocturne est de plus en plus disproportionné, une trentaine de parlementaires regroupés derrière le député UMP Eric Diard, ont déposé à l'Assemblé nationale un projet de loi visant à le rationaliser. Un article unique propose d'intégrer au code de l'environnement la remarque suivante : les installations intérieures d'éclairage publiques ou privées établies à titre permanent ou temporaire peuvent être soumises à des prescriptions générales en vue de limiter l'émission des sources lumineuses sans nécessité. Un décret devrait préciser les conditions d'application de cet article.
La fédération des associations de protection de l'environnement, France Nature Environnement, et son association membre l'ANPCEN (Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l'Environnement Nocturnes) se sont félicitées d'une telle initiative. Dans ce domaine, l'exagération est la règle : chaque année, le « parc » des éclairages s'agrandit de manière exponentielle avec des justifications davantage tournées vers l'esthétisme que vers la sécurité, explique Paul BLU, Président de l'ANPCEN.
Les associations insistent toutefois sur la nécessité d'accompagner efficacement le processus. Elles demandent notamment que puissent être imposées des réductions de puissance et des coupures nocturnes notamment pour l'éclairage commercial, ou encore que l'éclairage respecte les limites de propriété.
F.ROUSSEL
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